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L'Espagne

          

Viva Espana ! Mettons de coté, momentanément, notre habituel édito, non pas que l’actualité ne soit pas riche en informations, mais évadons nous vers le soleil et je vous propose ainsi de vous emmener en Espagne et plus particulièrement sur la Costa Blanca… et nous essaierons aussi de mieux percevoir la sortie de la crise espagnole et ses effets sur le marché immobilier….

Comme j’avais eu l’occasion d’échanger avec nombre d’entre vous, nous avions programmé une dizaine de jours d’escapade dans cette partie espagnole (d’Alicante à Valencia) dans le but, tout d’abord de rendre visite à notre clientèle et amis espagnols, mais de découvrir la réalité du marché immobilier afin de répondre plus précisément à quelques questions qui titillent nos esprits.

 

Faut-il investir en Espagne, pour y passer une retraite agréable, ou tout simplement profiter des prix attrayants offerts par le marché immobilier ?

 

Notre réponse est sans équivoque: oui! Ce qui nous a séduit, outre les affaires intéressantes qui peuvent être réalisées, c’est avant tout un climat méditerranéen avec une température très agréable, un accueil très chaleureux de l’autochtone, une propreté des villes, villages et plages tout simplement remarquable, le prix des denrées alimentaires inférieures à celles de la France (compter environ 30% en moins), un coût de l’hôtellerie et de la restauration sans commune mesure avec ce que nous connaissons, un système fiscal moins pénalisant… La vérité sur le marché immobilier:

En 2013, c’est 50.000 logements qui ont été saisis par les banques. Ces saisies ont représenté 11,1% de plus qu’en 2012. A l'époque dans ce pays doublement frappé par la crise financière et l’éclatement de la bulle immobilière, il affichait un taux de chômage proche du record historique, à 25,93% au premier trimestre…

Dans le détail, les banques, qui ont reçu une aide européenne de plus de 40 milliards d’euros en 2012, ont saisi 49.694 logements en 2013, dont une grande majorité (38.961) de résidences principales, par opposition aux résidences secondaires ou aux logements destinés à être loués. 

Désormais ces tristes pages sont tournées.

Après cinq années de flambée immobilière, l'Espagne n'est plus un pays si bon marché. En 2018, les prix y ont augmenté de 6.6% en moyenne, après une hausse de 7.2% en 2017 selon l'INE, l'Institut de statistiques en Espagne. L'Espagne va mieux après un taux de 2.6% en 2018 et de 3.1% en 2017, la croissance devrait ressortir à 2.2% en 2019, le plus fort taux des grands pays européens. Le taux de chômage, qui culminait à 26% en 2013, est retombé à 13% en juin 2019, le repli le plus spectaculaire en zone euro. L'été dernier, la fréquentation touristique a battu des records. Le pays, il est vrai, revient de loin.

Entre 2007 et 2013, au plus fort de la crise immobilière, les prix ont été divisés par deux. Depuis, ils remontent à vitesse grand V, mais ils restent inférieurs à leur sommet dans la plupart des régions et des villes. Les exceptions : les centres de Barcelone et de Madrid, Marbella sur la Costa des Sol et les îles les plus touristiques comme Ibiza et Palma de Majorque dans les Baléares.

Les prix de Valence, Séville, Cadix et Alicante sont encore inférieurs de 20% à 30% à leur pic, tandis que les périphéries de Madrid et de Barcelone affichent toujours un retrait d'environ 15%. La province de Barcelone est désormais moins chère que la Communauté de Madrid.

En 2018, les prix ont bondi de 15% en moyenne dans la capitale espagnole.

La crise du système bancaire ayant été très profonde et les ménages espagnols étant très endettés, ce sont les achats étrangers qui ont permis le redémarrage du marché immobilier. En 2018, 110 000 logements ont été achetés par des étrangers, soit 10% de plus qu'en 2017, qui avait déjà été une année record, et c'est surtout trois fois plus qu'il y a dix ans! Selon le Quai d'Orsay, 85 121 Français vivaient en Espagne en 2017.